David Amalric
J’aimerais tenter ici de confronter les réflexions des séminaires autogérés de recherche politique que nous avons mis en place à l’ENS (en particulier un séminaire sur l’émancipation), dans le prolongement de l’expérience des mouvements sociaux, avec le texte de l’entretien réalisé par le Sabot avec J. Rancière (entretien disponible sur le site de la CIP) – et ce, autour de la notion de « radicalité ».
Il apparaît assez clairement que beaucoup de choses appellent, aujourd’hui, une radicalité.
1) Que ce soit d’abord une certaine expérience des mouvements sociaux en tant que ceux-ci sont toujours le théâtre d’un déplacement, où quelque chose est bouleversé dans la vie quotidienne et dans la marche habituelle des choses, et dans nos façons de faire, de parler, de sentir, ouvrant à une série de remises en causes.